Amaury B., l' Eugène Sacomano du Steaua
Amaury B., une des sommités du Steaua, qui, sur le terrain, culmine au dessus des têtes de ses adversaires, et hors du terrain, élève les débats par sa classe naturelle.
Pardonnez l'emploi d'un vocabulaire tout en altitude, mais quand il s'agit d'Amaury, les superlatifs ne manquent pas.
Je vous propose aujourd'hui de découvrir cette personne, dans ses espoirs, ses doutes, ses convictions...
propos recueillis par Marc D., notre envoyé spécial dans les sous-sols du DPRT
Steaua : Amaury, comme tes prédécesseurs, je te demande de te livrer à l'exercice de présentation. Qui es-tu ?
Amaury : Un travailleur de l'ombre. Un homme de conviction et de modestie. On m'appelle le Gabriel Ferrant du Foot, c'est pour vous dire... Je suis aussi un joueur de courage comme en atteste le nombre de tacle réussi (0) ou même tenté (0 toujours) avec mon nouveau club du steaua invalide.
S : Tout d'abord, certains d'entre vous ne le savent pas, mais Amaury B. possède une culture footballistique énorme. La composition de l'équipe d'Uruguay de 1986 ? Le nom du soigneur de l'équipe de Martigues saison 1975-1976 ? Amaury le sait...
Amaury, comment es-tu devenu abîme de connaissances en matière footballistique ?
Un puit de science footbalistique. Effectivement j'ai très tôt choisi de me consacrer au informations footbalistiques plutot qu'aux manuels scolaires que j'ai toujours considéré sans intérêt. C'est pourquoi après une erreur d'orientation dans ma vie qui m'a vu choisir le DPRT, je recommence un troisième cycle café du commerce ou j'aurai tout le loisir de parler foot. Ainsi, je pourrai disserter du magnifique Mulhouse-Orléans de la saison 78-79 et qui se solda par un score de 0-0 (évidement) ou encore de Jacek Ziobert le numéro 10 de génie de Montpellier...
S : Cette connaissance "théorique" se devait d'être accompagnée d'une mise en "pratique". A partir de quand as-tu tapé dans tes premiers ballons ?
Longtemps après ma naissance sinon je serai meilleur que ça...
S : Nous avons vu à maintes reprises que tu étais un bien piètre gardien de but. L'exercice te rebute t-il ? N'as tu donc aucune considération pour les goals ?
Le goal est un rôle poujadiste. C'est l'expression de la personne renfermé sur elle et sur les autres. Tout le contraire de moi. Ainsi en laissant passer les buts je fais preuve d'ouverture (sauf sur la frappe de Patrice Bédier car on allait quand même pas, nous apôtre de Bernard Teyssié, laisser un gauchiste marquer!)
S : Quel est, selon toi, le poste qui te convient le plus, au vu de tes qualités techniques et physiques ?
En loge présidentielle couverte avec une bonne tartiflette en hiver en train de hurler: bouges toi le cul feignasse!
S : Préfères-tu un beau tacle régulier du dernier défenseur, ou la reprise de volée dans la lucarne de l'attaquant de pointe ?
La lucarne monsieur: on est une star à vie après mais je commence à me demander si coup de boule n'est pas plus vendeur...
S : Quel est le plus grand match de foot auquel tu ais assisté, soit en tant que spectateur, soit téléspéctateur ?
Créteil-Sedan 0-0 dans le bouillant stade dominique Duvauchel: seuls les puristes comprendront... Sinon Marseille-Montpellier (5-4) ou france-italie (2-1 euro 2000)

S : J'aimerai terminer ces quelques questions sur un sujet sensible : pourquoi supportes-tu l'OM alors que tu habites à Levallois, à 25 min en métro du Parc des Princes, antre du PSG ?
Tu oublies de préciser que je suis abonné au PSG! Et pourtant, mon coeur d'enfant me fait revêr au son des papin, waddle et plus recement Drogba et bientôt Cissé... Je pleurais le 26 mai 1993. Pour tout ça j'aime l'OM
Et puis aussi ça cultive le sens de la contradiction.
En fait c'est pour faire chier tout le monde (lol)
S : Merci Amaury, si tu veux ajouter quelque chose, je t'en prie.
Belle initiative que cette interview. Pendant un quart d'heure je me suis crû footballeur pro! Merci donc de m'avoir fait approché un rêve pendant quelques minutes: je vivais dans la maison de Tony vairelles, j'avais la gueule deRibéry, les gouts vestimentaires de Rothen et la bagnolle de Mendy (une ferrari jaune)...
Dur en suite de retourner au droit social...