Qu'est-ce que la soule ?
Le Steaua ne pouvait résister à l'envie de vous en dire plus sur le sport favori de David, seul membre du Steaua qui pratique encore ce sport d'un autre temps.
Dans la France médiévale, le jeu favori est la soule. Oui, vous avez bien lu. A cette époque David D. aurait été le roi. Il s'est malheureusement trompé d'époque. Dérivée de l'harpastum, introduit par les troupes de César, la soule, ou ludos soularum (ce mot a deux étymologies latines possibles, signifiant soit le «soleil», sol, soit la «sandale», soles), est signalée en 1319 dans un édit de Philippe V le Long (au steaua nous sommes très portés sur l'histoire).
La soule ou sioule est un jeu ancien, jeu d'équipe se jouant avec un ballon. Ancêtre du football et du rugby, il se rapproche de ce dernier, si ce n'est que les deux équipes ont un même enbut, que leur composition n'a pas de limites définies (à l'origine les équipes étaient constituées de tous les hommes valides de deux villages) et que tous les coups sont permis...
La soule (la cholle ou encore la choule), se jouait avec une boule, en bois, en cuir rempli de foin ou de son, ou avec une vessie gonflée d'air. Pratiquée par toutes les couches de la société, mais surtout par le peuple, elle connaît un grand succès dès les XIe-XIIe siècles. Aucune règle bien précise ne régissait ce jeu, il s'agissait simplement de maîtriser le ballon à force de coups de pied, de coups de poing, parfois même à l'aide d'un bâton recourbé, et de le porter à un but fixé d'avance: église, étang, porche... La partie durait plusieurs heures – ou plusieurs jours! – et tout le village pouvait participer.
De chaque extrémité du terrain, deux buts/bases sont marquées par un objet fixe. La durée du jeu n’est également pas définie. Les joueurs peuvent se mettre d’accord au préalable pour restreindre le terrain et la durée du jeu. Ils peuvent se concerter aussi pour designer un arbitre dont le seul but est de donner le coup d’envoi et d’arrêter le jeu en cas d’accident sur le terrain.
Les deux équipes s’affrontent pour se saisir du ballon, plus généralement d’une pelote de chiffon ou vêtement de la grosseur d’un ballon de rugby. Le but est de marquer le but en touchant avec le ballon la base de la partie adverse. Le reste du jeu est libre et permet tout les coups bas, à moins qu’ils ne soient prohibés.
Le point délicat de ce jeu éprouvant est de contenir sa violence afin de limiter la casse. Généralement ce jeu se termine faute de joueur encore valide sur le terrain.
La présence de sauveteur dans les spectateurs est conseillée.
On croirait lire un résumé de match du steaua ...