L'image du jour

Publié le par La rédaction

L'image est aussi sublime que terrible.
C'est la beauté du grand livre d'histoire qu'écrit chaque semaine le SteauA Invalides, le club le plus à l'est de la capitale.

De la Métropole à la capitale

Flo le ch'ti, allongé, après l'égalisation des L Boys sur le pré des Invalides. C'est l'image d'un joueur qui a tout donné. Il a servi son équipe 90 minutes durant, voire plus tant les arrêts de jeu furent intenses. A moins qu'il n'observe les étoiles qui commencaient à apparaître à la tombée de la nuit suite au tardif coup de sifflet final.

C'est surtout, malgré les apparences, l'image d'un joueur debout, qui a su saisir la main tendue par le SteauA Invalides après sa mise à l'écart du LOSC. Problèmes juridiques, bras de fer aux prud'hommes : Flo le ch'ti a dû batailler pour que le SteauA rachète son contrat.

On craignait une mue difficile lors de son transfert de la Métropole dans la capitale. L'intégration fut parfaitement réussie, aidé en cela par la présence de Milenko et cie, les nordistes de l'équipe, eux aussi désireux de réussir sportivement dans la capitale. Sa "seconde mi-temps" face aux L Boys comme il l'appelait fut grande. 

 "Stupéfiants" disent les uns. "Bluffant" disent les autres. Flo le ch'ti a su revenir sur le devant de la scène pour tenir le capitanat jeudi de ce qui restera comme son dernier match de la saison. L'homme est à terre, mais le joueur, lui, est debout au vu des demandes de transfert enregistrées. Il va désormais se retirer tout l'été afin de se consacrer à son avenir professionnel. Fini les foot du dimanche ou du jeudi. Bonjour les révisions acharnées, les cacolac devant la télé, les lectures juridiques dans le canapé du salon...

Une saison se termine, un nouveau chapitre s'écrit. Flo reviendra plus fort, c'est écrit.

Son match

Appliqué de bout en bout, il a su monter petit à petit pour porter le danger lors des temps forts de son équipe. Une vraie épaisseur défensive. Présent à la tombée du ballon, il a été un capitaine aussi sobre qu'efficace.

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F
Je prolonge les adieux de PPDA par les miens. Au risque de ne citer qu'un personnage de culture moindre que Shakespeare je me lance.Comme dirait Sébastien Tellier "j'ai envie de dire pardon". Alors, pardon herbe piétinnée, pardon grâces matinées sacrifiées.Et merci, camarades de jeux et de pelouses. Partenaires d'émotions et bon mots.Une saison qui une fois quittée fait mal à la nostalgie que l'on devine mais ravive les raisons d'aimer le sport. Tous unis par une passion, le plaisir.Alors, courez en pensant à ce mot "plaisir", à son sens commun, car même plongé dans diverses lectures singulières je n'oublie pas le plaisir.
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